Mission :
Dans le cadre de deux expérimentations coordonnées par le Collège des transitions écologiques et sociétales (Collège TES) en partenariat avec les communautés de communes des Coevrons (53 – projet EVALIM) et de Sud Vendée Littoral (85 – projet VALORIM), l'ingénieur de recherche (H/F) mènera en parallèle deux recherche-action visant à soutenir des démarches d'implication citoyenne.
Ce poste propose pour une part d'explorer l'hypothèse formulée autour de l'environnementalisme ordinaire que la valorisation des ressources locales peut passer par la reconnaissance des pratiques environnementales des habitants dans une logique d'implication « par le bas ». L'enjeu serait ainsi de redéfinir les modalités d'entrée en transition et les trajectoires de transition à partir du repérage des savoirs et des pratiques habitantes afin de susciter du pouvoir d'agir par ce travail de valorisation.
Ces enquêtes de terrain participent pour une autre part d'une démarche plus globale visant à favoriser l'évolution des modes de vie et plus particulièrement le développement de pratiques sociales autour de la valorisation des déchets verts (Sud Vendée Littoral) et le développement de pratiques alimentaires saines et écologiques, dans un cadre de justice alimentaire (Coëvrons). A ce titre, il s'agit de penser et d'opérationnaliser un dispositif de recherche impliquée qui s'articule aux politiques publiques de transition. Ce dispositif devra ainsi s'intégrer dans l'action collective impliquant l'équipe de coordination du Collège TES, Cyria Emelianoff, référente académique, un animateur local sur chacun des territoires et les équipes mobilisées au sein des collectivités territoriales (intercommunalités citées et communes).
Plus spécifiquement :
• PROJET EVALIM : Sur le territoire des Coëvrons, la mission visera ainsi à interroger les enjeux autour de l'adoption de nouvelles pratiques alimentaires au croisement des enjeux sociaux, du contexte de vie des habitants et du territoire habité. Une enquête exploratoire (2024-2026) a en effet pointé l'intrication des enjeux spatiaux avec les problématiques d'évolution de pratiques alimentaires, du fait des dynamiques collectives qu'il y aurait à susciter dans un contexte contraint (contraintes financières et d'emplois (rythme 3/8), contraintes matérielles (habitat, aménagement), contraintes d'ordre symbolique). L'appui scientifique et d'accompagnement pourra permettre de préciser ces assemblages de contraintes, mais aussi les marges de liberté que se donnent les habitants, afin de poser quelques repères et leviers pour favoriser par l'aménagement d'espaces de vie des dynamiques collectives autour de l'évolution des modes de vie, et plus particulièrement ici des pratiques alimentaires. Il s'agirait ainsi de s'interroger sur les espaces à (re)construire (en termes d'aménagement mais aussi de pouvoir d'agir des habitants), pour une réappropriation collective des problématiques alimentaires.
Le dispositif d'enquête vise à dresser un portrait social à propos des habitants du quartier des Grands Prés, de leurs sociabilités, leurs représentations, leurs pratiques alimentaires, et de l'historique associé à leurs parcours de vie. Cette enquête s'intéresse pour une part aux modes d'alimentation et à leurs potentiels d'évolution. L'enquête participe d'autre part à une démarche globale d'implication citoyenne, en permettant le repérage 1) d'habitants et acteurs du quartier, des groupes et des dynamiques sociales du quartier et 2) des lieux de micro-sociabilités sur lesquels pourraient s'arrimer des initiatives plus collectives, des dispositifs d'implication, des politiques publiques (aménagement, alimentation, santé…), ainsi que de l'animation auprès des habitants sur les enjeux alimentaires, et plus largement sur leur capacité à agir sur leur cadre de vie. A ce titre, l'équipe académique, sous le prisme de la recherche impliquée, participe et outille les dynamiques locales, en faisant de sa démarche compréhensive un levier de reconnaissance des pratiques et savoirs habitants, préalable à la mise en œuvre d'une démarche d'implication citoyenne s'inscrivant dans une logique bottom-up. Elle s'appuie tout autant qu'elle aiguillonne la démarche d'animation locale pour la réappropriation des espaces de vie du quartier.
• PROJET VALORIM : Sur le territoire de Sud Vendée Littoral, la mission intervient dans le cadre du projet pilote « Réduction des apports de déchets verts dans la déchetterie de Chaillé-Les-Marais », qui vise à accompagner les habitants de la commune (et des communes alentours inclues dans le périmètre d'usage de la déchetterie) dans l'adoption de nouvelles pratiques de valorisation des ressources végétales.
Alors que l'adoption de pratiques nouvelles de valorisation de la ressource végétale suppose un niveau d'accompagnement important pour entrer en relation avec les habitants, identi…
Expérience requise: Débutant accepté
Rémunération: entre 3140 et 3400€ bruts mensuels